Le stress parental chez les parents d'enfants atteints d'un problème de santé mental ou d'un problème de santé mentale ou d'un problème de santé physique
Caroline Morin
03-2201298

RÉSUMÉ

Le principal objectif de cette étude est d'examiner le niveau de stress vécu par les parents tout en considérant le sexe de ceux-ci, l'âge de l'enfant, le type de problème de santé vécu par l'enfant et la sévérité de celui-ci. Les hypothèses indiquent 1) que le stress parental sera plus élevé chez les mères que chez les pères peu importe le type et la sévérité de la maladie; 2) que le stress parental sera plus élevé chez les parents d'enfants ayant entre 4 et 6 ans indépendamment du type et de la sévérité de la maladie; 3) que le stress parental sera davantage élevé chez les parents d'enfants ayant un problème de santé mentale (troubles développementaux graves et troubles comportementaux) que chez ceux ayant un problème de santé physique ( fibrose kystique et asthme) et 4) que le stress parental sera plus élevé chez les parents d'enfants ayant un diagnostic à sévérité supérieure (fibrose kystique et troubles développementaux graves) que chez ceux ayant un diagnostic à sévérité moindre (asthme et troubles comportementaux). L'échantillon de cette recherche se compose de 77 couples biparentaux provenant de différentes régions urbaines et rurales du Québec. Après avoir recueilli certaines informations générales sur l'âge et le sexe de l'enfant ainsi que sur le statut civil des parents, un questionnaire portant sur le stress parental (Inventaire de Stress Parental/ Forme brève, Abidin, 1990) a été administré aux parents. Des analyses descriptives ont permis d'observer que près de la moitié de nos sujets se retrouvent dans une zone élevée de stress selon les normes établies par Abidin. Toutefois, les analyses de variance ne confirment que deux des quatre hypothèses. En effet, les parents ayant un enfant atteint d'un problème de santé mentale présentent un niveau de stress plus élevé que ceux dont l'enfant est aux prises avec un problème de santé physique. Et, en ce qui concerne l'hypothèse stipulant un plus haut niveau de stress chez les parents d'enfants dont le problème de santé est à sévérité supérieure (fibrose kystique et troubles développementaux graves) que chez ceux dont le trouble de l'enfant est à sévérité moindre (asthme et troubles comportementaux) elle a été confirmée que pour le domaine " Difficulté chez l'enfant ". Quant aux hypothèses soutenant un niveau de stress davantage élevé chez les mères que chez les pères et un niveau de stress plus élevé chez les parents dont les enfants se situent dans le groupe d'âge " entrée scolaire ", elles n'ont pas été confirmées. Enfin, la discussion permet de mettre en lumière différentes considérations théoriques portant sur l'implication des pères dans leur rôle parental, l'homogénéité quant à la sévérité des différents groupes, le degré d'atteinte par la maladie, les services offerts aux parents selon la problématique de leur enfant. En dernier lieu, la conclusion fournit certaines avenues pour de futures recherches.