Modélisation et estimation de canaux pour les communications sans fil
Messaoud Ahmed Ouameur
03-2246374

RÉSUMÉ

Dans les systèmes de communication radio, un canal mobile limite grandement les performances de communications. Le trajet entre la transmission et la réception peut varier d'une simple ligne de vue (line-of-sight) à un trajet très obstrué par des obstacles (ex. bâtiments, montagnes, forêts ... ). Contrairement à un canal de communications avec fils considéré stationnaire, les canaux radio sont extrêmement aléatoires et, de ce fait, difficiles à analyser. En particulier, la vitesse de déplacement de l'émetteur/récepteur affecte la vitesse de variation de l'évanouissement du signal à la réception. La qualité de modélisation du canal radio est alors d'une importance cruciale. Elle reflète le comportement du canal et permet une bonne évaluation des performances des composantes du système de communication telles que les égaliseurs et les décodeurs canal.

Dans ce travail, notre intérêt porte sur les évanouissements à petites échelles. Le modèle développé au chapitre 3, se base sur la représentation en temps discret du canal radio mobile en incluant les facteurs principaux qui en influencent le comportement complet. La vitesse de déplacement, le nombre de trajets de propagation, les phénomènes d'atténuations sur des trajets, les délais des trajets et d'autres facteurs sont pris en considération. Ce modèle est un filtre transversal stochastique à temps discret dont les coefficients sont simplifiés en une fonction de tous ces paramètres. Le modèle du canal s'adresse à des simulations en bande de base où les hypothèses sur la linéarité parfaite du modulateur et sur la synchronisation sont maintenues. Le modèle proposé, par ajustement de ses paramètres, génère une famille de canaux utilisés pour vérifier les performances de conception. Cette étape a été réalisée avec le schéma de modulation QPSK pour une distribution fixe et des vitesses variables du mobile. Le mémoire traite également le problème d'estimation du canal. La littérature est abondante sur le sujet, en raison de l'omniprésence de cette étape d'estimation dans la majorité des systèmes de communications et à son influence sur les performances des égaliseurs et décodeurs. Ces derniers, par simplicité, requièrent une bonne estimation des coefficients du canal pour être applicables et performants. La majorité des systèmes de communications transmettent leurs données en paquets appelés trames. Chaque trame est précédée par une courte séquence de données pour l'identification du canal et la synchronisation. Un exemple de tels système est le GSM (Global System for Mobile Communications) basée sur une méthode d'accès multiple à répartition en temps (TDMA - Time Division multiple Access). Les séquences sont courtes pour offrir une plus grande largeur de bande utile même si une séquence longue permet une meilleure estimation des coefficients du canal. Ce compromis entre la longueur de séquences et largeur de bande sauvée est le sujet du chapitre 4. Dans la littérature, on retrouve quelques méthodes d'optimisation par ordinateur de la longueur des séquences. L'inconvénient majeur de ces méthodes est la dépendance envers la méthode d'estimation du canal et par la même occasion par leur longueur. L'utilisation de séquences de Schroeder, proches des séquences optimales, montre de bonnes performances envers la méthode d'estimation du canal et offre un choix flexible quant à la longueur de sa séquence.

28 avril 2003