Les
PME représentent une force motrice de l'économie de par leur
nombre, leur contribution à l'emploi et à la création
de richesse. La mondialisation des marchés a rendu plus urgent le
besoin de ces entreprises de s'adapter pour se prémunir contre la
concurrence et se développer. L'innovation représente l'une
des stratégies qu'adoptent de nombreuses PME pour assurer la continuité
de leur fonctionnement. En effet, l'innovation peut procurer de nombreux
avantages permettant à l'entreprise d'améliorer sa performance
et ainsi devenir plus compétitive. Cependant, les activités
d'innovation sont onéreuses et exigent d'importantes ressources humaines,
matérielles et financières.
Cependant,
la carence de ressources financières est citée comme l'une
des difficultés les plus importantes que rencontrent les PME dans
leur effort d'innovation (Observatoire Européen des PME, 1994). Le
manque de ressources propres de ces entreprises explique leur plus grande
dépendance vis-à-vis des sources externes de financement pour
réaliser leurs projets novateurs, selon Adam et Farber (1987). Toutefois,
d'une manière générale, l'accès aux sources de
financement externes constitue un grand défi pour les PME, et davantage
pour celles impliquées dans des activités d'innovation.
Étant donné le rôle stratégique et significatif de l'innovation pour ces entreprises, il parait important de savoir quelles sont les principales contraintes liées au financement des entrepreneurs innovateurs sur le marché du crédit et du capital-risque et dans quelle mesure les problèmes de financement peuvent constituer un frein au développement des PME innovatrices.
Nos
propositions de recherche visent à comparer l'accès et les
conditions de financement des PME innovantes et non-innovantes. Pour rencontrer
cet objectif, l'Institut de Recherche sur les PME a mis à notre disposition
une base de données récemment constituée (2001) et composée
de 2116 PME dont 883 investissent dans des activités d'innovation.
De cette base de données, nous avons constitué deux groupes
de 400
PME chacun et ayant des profils similaires en terme de taille, d'âge
et de secteur d'activités (les PME innovantes forment le premier groupe
ou groupe cible et les non-innovantes, le second ou groupe témoin).
22 décembre 2003